Communiqué : Avenir des salariés de Whirlpool

Les salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens manifestaient aujourd'hui à Paris pour exprimer leur absence de résignation face aux délocalisations. A cette occasion, j'ai souhaité alerter Michel Sapin, Ministre de l'Economie et des Finances, par une question écrite pour lui demander quelles mesures pourront être prises pour garantir la stabilité professionnelle des salariés.

Question à Michel Sapin, Ministre de l'Economie et des Finances, sur la stabilité professionnelle des salariés de Whirlpool

Question écrite n° 103927 publiée au Journal Officiel le 25 avril 2017

M. Romain Joron alerte M. le ministre de l'économie et des finances sur la décision du groupe Whirlpool de délocaliser à Lódz, en Pologne, son usine de production de sèche-linge actuellement située à Amiens.

En effet, cette décision annoncée le 24 janvier dernier a pour effet direct de menacer la situation des 286 salariés de l'usine, qui se retrouveront sans emploi lors de la fermeture programmée du site en juin 2018. Les 60 personnes travaillant pour le sous-traitant Prima verront également leur stabilité professionnelle fragilisée.

Lors de la signature du contrat de développement de l'Amiénois le 16 mars dernier, le Premier ministre a rappelé l'obligation pour Whirlpool de réindustrialiser le site, en accord avec les dispositions de la loi Florange du 29 mars 2014. Cette loi visant à reconquérir l'économie réelle a instauré l'obligation de recherche systématique d'un repreneur, en coordination avec les représentants de l'Etat et des salariés. En outre, la loi relative à la sécurisation de l'emploi du 14 juin 2013 impose que dans le cas d'une procédure de licenciement collectif, les mesures d'accompagnement des salariés soit validées soit par les organisations syndicales, soit par l'Etat.

Alors que le Premier ministre vient de recevoir les représentants syndicaux de l'usine Whirlpool le 13 avril, il lui demande de bien vouloir lui préciser quelles mesures pourront être prises afin de garantir la stabilité professionnelle des salariés et dissiper leurs inquiétudes pour leur avenir, trois ans après la fermeture de l'usine Goodyear et la destruction de 1 143 emplois sur le territoire.

Equipe de Romain Joron

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